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Pointe-Claire, Quebec, Canada
Roland Farès. Né à Alexandrie, Égypte, Je vis au Québec, Canada, depuis 1968.

vendredi 4 mars 2011

La dictature au Canada

La dictature n’est pas uniquement le pouvoir militaire et policier sur le peuple, c’est avant tout le pouvoir politique  qui s’impose sur un peuple somnambule. 
Le peuple canadien en est un exemple frappant face au gouvernement néoconservateur de Stephen Harper.
Honte à ce peuple qui est obnubilé strictement par des préoccupations économiques.
Machiavel aurait certainement pris des leçons politiques de Stephen Harper, élève chevronné de l'américain K. Rove. 

lundi 14 février 2011

Une réflexion sur un Canada de droite."Protège-nous du mal", A.S.T.I.

"Protège-nous du mal",
A.S.T.I. (Ainsi soit-il!)
Une réflexion politique inachevée sur un Canada de droite

J’ai vu l’émission Enquête de Radio-Canada, le jeudi 10 février 2011, sur l’influence des évangélistes sur Steven Harper, le premier ministre du Canada, et sur plusieurs de ses ministres. Ce reportage confirme ce que nous savions déjà : la droite canadienne s’impose sur le pays graduellement, mais certainement.
Au fait, l’influence extraordinaire des intégristes sur le pouvoir officiel ne pouvait avoir lieu si Steven Harper ne partageait pas l’idéologie morale de l’extrême droite.  L’écoute attentive qui se traduit par des projets de loi et des attitudes officielles en dit long sur l’impact de ces groupes de pression sur notre gouvernement.
 L’idéologie de droite est en train de transformer graduellement le Canada de l’intérieur et de l’extérieur.
Sur le plan international : le soutien indéfectible envers Israël, sa tolérance face aux crimes de Tsahal et des responsables politiques israéliens à l’égard des Palestiniens; l’attitude moraliste à l’égard de la Chine; l’engagement militaire en Afghanistan (sans les sondages et les pressions de l’opposition (sic), le gouvernement Harper s’enliserait davantage dans cette guerre); sa politique anti-avortement en Afrique; l’attitude boudeuse et hautaine envers la Chine qu’il a boudée longtemps; la perte sans vergogne du siège au conseil de sécurité, sa politique environnementale; son faible souci de protéger les citoyens canadiens qui se trouvent hors du pays (Omar Khadr dans la prison militaire à Guantanamo, Nathalie Morins, séquestrée par son mari saoudien en Arabie Saoudite, etc.).
Sur le plan intérieur, il est vrai que le gouvernement canadien actuel a bien fait économiquement. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que c’est grâce à l’infrastructure économique historique du Canada, qui n’a rien à voir avec les politiques du gouvernement conservateur actuel, mais aux politiques économiques des gouvernements précédents, que le gouvernement Harper a bien tiré son épingle du jeu. Tout de même, il faut se rappeler son attitude « attentiste », « immobiliste », devant la crise économique qui a secoué le monde.
Dans les faits, le gouvernement Harper n’a mis en place des mesures économiques pour soutenir l’économie du pays et les travailleurs que sous la pression, encore une fois, des sondages et de l’opposition.
Il faut se rappeler aussi que son gouvernement ou ses députés, avec son aval, ont présenté des projets de loi qui touchent l’avortement, le registre des armes à feu, l’âge de la responsabilité criminel, le mariage gai, etc.
Ses positions sur la protection de l’environnement qui ne servent que les intérêts des groupes économiques de l’Ouest, la base de son soutien politique, on fait la honte du pays.
Sur le plan moral, c’est là où le bât blesse le plus. Les indicateurs idéologiques de droite sont très évidents dans les discours et les attitudes politiques de Stephen Harper. Il est un néoconservateur d’une morale conservatrice de la droite religieuse qui défend les préceptes prescrits par la Bible.
Or, si son parti devenait majoritaire aux prochaines élections, le Canada sombrerait dans une ère d’obscurantisme puisqu’il serait à l’écoute de manière active des « lobbys » de la droite religieuse et des « lobbys » économiques de l’Ouest Canadien où réside désormais la richesse économique du Pays.
Nous verrions alors la remise en question du droit à l’avortement, du mariage des homosexuels; le retour quasi certain de la peine capitale; dénigrement des mesures de prévention au criminel au profit de davantage de mesures coercitives. Probablement qu’il voudrait revoir ses engagements en Afghanistan en fonction d’une plus grande intervention militaire. Etc. Car il est d’une idéologie néoconservatrice, à la G. W. Bush, qui irait, s’il le faut, jusqu’à favoriser la force pour défendre ses principes et ses intérêts économiques.  
À ce jour, ce qui a empêché notre gouvernement conservateur de nous faire sombrer totalement vers la droite économique et morale est sa situation minoritaire.  Par contre, s’il se complaisait jusqu’à présent à naviguer dans les eaux du centre droit et du centre gauche avec des détours parfois subtils, parfois prononcés vers la droite, Stephen Harper se montre de plus en plus impatient d’être majoritaire à la Chambre des communes. Il rêve, comme l’autre, d’« avoir les deux mains sur le volant ».
Si grâce à l’Ouest canadien et à la faiblesse des partis d’opposition, le Parti conservateur du Canada devenait majoritaire aux prochaines élections, le Canada serait sur la route de l’intégrisme chrétien.
Il ne me paraît pas réaliste de croire que le parti libéral sera majoritaire aux prochaines élections. S’il formait un gouvernement minoritaire, ce serait une très belle victoire pour ses partisans. Autrement, c’est une crise de « leadership » au parti libéral du Canada qui serait encore plus affaibli.
Même minoritaire, le parti conservateur de Stephen Harper continuerait les ravages moraux qu’il avait entrepris depuis le début de son avenu au pouvoir. De plus, il ne se gênera pas de mettre le Canada sur le cap sur une politique économique franchement de droite, néo-capitaliste.

Si le peuple canadien voulait un gouvernement majoritaire conservateur de droite, ce ne serait certes pas le choix du peuple du Québec. Pour ne pas sombrer dans une ère d’obscurantisme, le Québec n’a qu’un choix devant lui : voter massivement pour le pari libéral ou choisir l’indépendance.  Le Bloc n’est pas un remède, mais un soulagement temporaire, comme des analgésiques, ils ne peuvent pas guérir une maladie, mais peuvent aller jusqu’à endormir le souffrant.

Si le parti libéral veut regagner la faveur du Québec, il devrait être davantage à l’écoute du peuple et promettre, entre autres, une plus grande décentralisation du pouvoir en fonction des intérêts.
Toutefois, si le Parti libéral ne réussissait pas ce coup de force politique au Québec, il est certain qu’il n’obtiendrait pas le vote nécessaire pour former le prochain gouvernement, même minoritaire. Ce n’est pas l’image du messager, M. Ignatieff, qui fait défaut, mais son message : il ne parle pas de ce que le Québec veut vraiment entendre.



Devant cette impasse idéologico-politique fort probable, que resterait-il à faire?
– L’indépendance complète du Québec.
Le Québec, depuis sa révolution sociale des années 1960, n’a cessé de s’émanciper.  Dans le cas où le Québec serait indépendant, le nouveau pays aurait sur le plan moral une plus grande cohésion vers la gauche.  Dans un Québec indépendant, malgré une phase d’incertitude et de tumulte sur le plan économique qui finira par se résorber à court et moyen terme (+-5 ans), la polarisation extrême que nous vivons actuellement au Canada n’existerait plus. De plus, le Code criminel, aspect important sur le plan moral, serait de compétence québécoise. Par exemple, nous serions en mesure de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, de décriminaliser la prostitution et l’usage de la marijuana, de miser davantage sur les préventions plus que sur la coercition en matière criminelle et même en santé, de renforcer les politiques de la langue française sans craindre les sanctions de la Cour suprême de Canada, Etc.

Les débats sur les problèmes moraux et économiques correspondraient à une société unique, cohérente, malgré les différences ethniques; ce serait à l’intérieur d’une même culture québécoise et non entre deux cultures et intérêts économiques à l’antipode l’une de l’autre, du grand Canada.

Il est vrai que le Québec est parmi les provinces les plus pauvres du Canada.
Cependant, un Québec indépendant émergera graduellement vers une prospérité économique. Je laisse le soin à nos économistes chevronnés de proposer des plans d’action réalistes qui nous obligeraient à nous réinventer sur le plan économique, en fonction de ce qui serait notre nouvelle situation géopolitique dans le monde.  Nous avons de grands économistes réputés qui, parmi eux, ont géré nos gouvernements provinciaux, ne seraient-ils pas aussi grands à nous aider à gérer un pays?

mardi 4 janvier 2011

Terroriste, mon frère


À la suite de l’attentat contre les coptes d’Alexandrie, après la messe de minuit du 31 décembre 2010. 21 morts et 90 blessés par une explosion d’une voiture en face de l’église St-Marc.


Au nom de quel Dieu

Dis-moi, mon frère, le nom du Dieu qui commande de tuer
Dis-moi, mon frère, le nom du Dieu qui commande d’aimer
Dis-moi, mon frère, le nom du Dieu qui ordonne la guerre
Dis-moi le nom de celui qui commande la paix sur terre.

Dis-moi le nom du Dieu qui nous créa ennemis et idiots
Lequel nous tuons en son nom comme de sots
Lequel ne peut agir de lui-même, sans notre avis
Lequel juge les uns des autres, Il nous a mis
Lequel récuse nos différences et nos libertés
Lequel ne peut nous juger lui-même au dernier jour.
Dis-moi encore, mon frère, lequel mérite notre cœur!

Dis-moi mon frère, au nom de quel Dieu je dois la vie.
Ici même sous les signes de sa joie et de son génie
Il nous créa ainsi, entre le ciel et la terre
Sur un chemin aux mille sentiers, aux joutes infinies
Marcher enfin seul sous Son ombre vers sa lumière.

Le chien est mieux que moi et toi, mon frère.



samedi 5 juin 2010

problème palestino-israélien


Que provoque le désespoir des faibles? Quelle est la responsabilité des plus forts? Comment le plus faible menace-t-il la survie du plus fort? Quelle est la responsabilité de l'autre face à un crime dont il est témoin.

Voici quelques questions que je me pose face au problème palestino/israélien.
Historiquement, le problème des Palestiniens au Moyen-Orient a été créé par les Anglais et les Américains. Ces deux pays, avec la complaisance des alliés, observent aujourd’hui le massacre graduel d'un peuple par un État voyou que seule la force d'un adolescent « bully » guide ses actions pour usurper les biens d'un autre peuple au nom d'une chimère religieuse : des écrits dictés par des illuminés appelés prophètes.

La notion de justice est alors assujettie à cette condition historique qui relève de la pure fabulation humaine: la terre promise à un peuple privilégié. Par qui? Par un Yahvé vengeur qui a permis à Abraham d'avoir un enfant, Ismaël, d'une esclave, Agar, pour le faire répudier ensuite dès qu'Isaïe est né.

Comment nos tribunaux aujourd'hui jugeraient des demi-frères qui se massacreraient ainsi? Le plus jeune, mille fois plus fort, voulant reprendre entièrement la maison qu'il partageait avec son frère, promise par son dieu. Le massacrer au nom de la promesse divine.

Honte à l'espèce humaine qui laisse faire une telle injustice. Honte à ce dieu qui ne mérite que mépris. Honte à ce peuple israélien qui fait subir à son frère ce que lui-même a naguère subi.

Honte aux Anglais et aux Américains qui, sous l'influence du sionisme, regardent indifférents mourir le peuple palestinien.

Si les Israéliens ont le droit de se défendre, les Palestiniens ont le droit de vivre. De bien vivre!

Au nom d’un dieu indifférent à la souffrance humaine, vous les sionistes, comme ceux qui vous ressemblent, avec la complicité de vos alliés, vous avez sali l’espèce humaine.

J’ai souvent honte d’être un homme!

lundi 24 mai 2010

Pourquoi avorter?

Je suis contre tout ce qui prive la vie d'être et de mûrir. Je suis donc contre l'avortement.

Je crois que le fœtus est un être humain, que l'embryon est un être humain.

Je ne crois pas que l'ovule ou le spermatozoïde le sont.

Je crois que l'embryon est un humain en devenir au même titre que le nouveau-né est un enfant puis un adulte en devenir.

L'être humain est la jonction, la synthèse, du croisement de l’homme et de la femme.

Pour l’instant, le seul chemin par lequel passe la vie humaine est un utérus! Quel privilège!

Que faire dans le cas de viol? Il revient à la femme de décider d'avorter ou non.

Ni pape ni parent ni conjoint n'y ont aucun droit de gérance.

Faut-il interdire l'avortement dans les autres cas? — La santé de la femme en tant qu’individu a toujours la priorité.

Cela dit, sur le plan moral, je crois que l'avortement dans tous les autres cas est un crime odieux, irresponsable, irréparable et inacceptable. Se faire avorter, c’est priver la vie en soi d’exister à partir d’une décision individuelle. La vie VS l’individu, le global VS le particulier, est-ce acceptable?

Sur le plan légal, l’avortement ne concerne pas la collectivité. Il ne touche pas ni son bien-être ni sa sécurité ni, jusqu’à une certaine mesure, son épanouissement socio-économique. Donc, la femme a le loisir de choisir son action avec ou sans l'accord des autres. C’est de son corps et de sa santé mentale qu’il s’agit ici. Qui a le droit d’imposer sa morale sur un adulte? Personne ne possède la vérité pour agir ainsi.

Cependant, l'État doit fournir une assistance obligatoire à la femme qui veut avorter à fin de l'aider à offrir son enfant en adoption définitive. Il y a une grande liste d'attente pour les adoptions, pourquoi ne pas la réduire et rendre heureux les centaines de couples qui rêvent d’un tel enfant? Au lieu de mettre des milliers de dollars dans un programme de fertilité, le gouvernement devrait mettre sur pied un programme (ou renflouer celui qui existe déjà) pour aider et assister dans son cheminement la femme enceinte qui veut se faire avorter afin qu’elle garde l’enfant jusqu’à sa naissance.

dimanche 9 mai 2010

Peut-on en vouloir à Jean Charest d’être ce qu’il est aujourd’hui en politique?

En 2002, le PLQ a publié son programme électoral qui avait reçu l’appui de plusieurs grands acteurs économiques du Québec : la chambre de commerce, des éditorialistes influents, etc. Même le peuple, qui était censé avoir lu le programme, l’avait applaudi.
L’enthousiasme du changement résignait. Il fallait se débarrasser du P.Q. dont l’entêtement est légendaire.
Près de 46 % du peuple (70% de participation) a voté donc pour le PLQ en 2003 .
Avec 76 sièges à l’Assemblée nationale, Jean Charest s’est retroussé les manches pour réaliser ce qu’il avait annoncé et promis dans sa plate-forme électorale. Quelles malédictions se sont abattues sur lui et son équipe! Le slogan syndical persistant était alors : « On n’a pas voté pour ça ».
Mais oui, on a voté pour ça! Pas moi.
Cependant, le désir de changement politique était tellement grand que le peuple n’a pas voulu voir ce qu’il lisait. S’il l’avait lu!
Pourtant, Jean Charest n’avait rien caché! Il avait un projet de société. Mais il a été victime d’une vengeance contre le P.Q.
Un bon ministre ne fait pas nécessairement un bon premier ministre. Sous la pression généralisée, Jean Charest s’est contenté alors d’observer, de gérer, de camoufler, peut-être même de mentir et de s’asseoir sur son siège tant convoité de premier ministre. Et, il a perdu sa dignité, son courage et son pouvoir, au nom du pouvoir. Le « grand bâtisseur » acclamé par ses partisans s’est révélé être un grand destructeur politique du Québec, tant par son insouciance de la classe moyenne et pauvre (et non l’inverse. Voir le dernier budget) que par son refus de justice pour protéger « le pouvoir » et les siens (rejets d’enquêtes publiques sur les fraudes ici et là).
Il faut croire que, pour certains hommes, le prestige est plus important que l’honneur et l’efficacité.
Mais le peuple est ingrat. Lucien Bouchard l’avait compris. Le courage en politique ne paie pas pour les chefs qui ont une certaine vision : où ils s’accrochent à leur siège par soif de je ne sais quoi ou ils décrochent par désespoir. Parizeau et, avant lui, Renée Levesque ont fait de même. Landry, par vanité. Décrocher du pouvoir par désespoir. Est-ce pensable pour Jean Charest?

mardi 4 mai 2010

Pourquoi mon blog?

Une manière de partager mes pensées sur les mondes politique et social.
Par exemple, depuis quelque temps, je réalise combien nous sommes gouvernés par des incompétents, mais manipulateurs, tant à Québec qu'à Ottawa.
Séduit par je ne sais quoi, mais surtout guidé par l'indifférence à l'égard de la politique, le peuple a élu des "vendeurs" démagogues et profiteurs.
Comment un Charest est-il arrivé à flouer le peuple sur l'éducation, la santé, la famille, la langue, etc., et, d’un même élan, présenter un budget qui siphonne encore sa classe nourricière!
50 milles personnes ont protesté à Québec. Il fallait que 5 millions de personnes descendent dans toutes les villes de la Province.
Comme d'habitude, le peuple québécois, nord-américain dans sa fibre est occupé à autre chose.
Comment un Harper, malgré sa situation minoritaire à la Chambre des communes, a-t-il réussi à transformer sur le plan international l'image du Canada ? Le canada, mine de rien, s'est vu projeté d'un pays social-démocrate de droite (avec Martin), vers un néo conservatisme à l'américaine, que ce soit les Éléphants actuels ou les Ânes qui les ont précédés.
Nous sommes le peuple.
Nous sommes la force,
Le souffle et la voix pour le dire.
Scandez, scandez : "Respectez nos volontés."
Que les pieds servent à marcher.
Politiciens, regardez le peuple dans les yeux.
Macabres créatures, osez rire sans rougir
Mais nous vous avons laissé usurper le pouvoir.
Nous sommes le peuple.
Nous sommes la force,
Le souffle et la voix.